• Accueil
  • > Archives pour février 2007

Archive pour février 2007

Empowerment : appropriation ou réappropriation de son pouvoir, une piste?

Mardi 13 février 2007

Les auteurs ont élaboré plusieurs définitions concernant le concept d’empowerment (Rappaport, 1984). Selon les contextes, on peut conceptualiser la notion d’empowerment et s’y référer à la fois comme théorie, cadre de référence, plan d’action, but, idéologie, processus, résultat (Hawley & Mc Wrirter, 1991) ou conséquence (Gibson, 1991). L’importance démontrée d’une compréhension pluraliste de ce concept nous amène à aborder les questions de recherche à différents niveaux, (individuel, social et communautaire) et selon différentes perspectives (psychologique, organisationnelle, sociale, éthique, communautaire et politique (Gibson, 1991). Nous présentons ici ces différents niveaux et perspectives.

L’analyse du concept d’empowerment réalisée par Le Bossé et Lavallée (1993) a permis de dégager certaines constantes se retrouvant dans la majorité des définitions applicables à l’empowerment. Les notions de caractéristiques individuelles (le sentiment de compétence personnelle, de prise de conscience et de motivation à l’action sociale), ainsi que celles liées à l’action, aux relations avec l’environnement et à sa dimension dynamique font l’unanimité.

Au plan individuel, Eisen (1994) définit l’empowerment comme la façon par laquelle l’individu accroît ses habiletés favorisant l’estime de soi, la confiance en soi, l’initiative et le contrôle. Certains parlent de processus social de reconnaissance, de promotion et d’habilitation des personnes dans leur capacité à satisfaire leurs besoins, à régler leurs problèmes et à mobiliser les ressources nécessaires de façon à se sentir en contrôle de leur propre vie (Gibson, 1991 p. 359). Les notions de sentiment de compétence personnelle (Zimmerman, 1990), de prise de conscience (Kieffer, 1984) et de motivation à l’action sociale (Rappoport, 1987, Anderson, 1991) y sont de plus associées. L’empowerment individuel comprend une dimension transactionnelle qui se joue aussi au plan social et collectif car il implique une relation avec les autres. À cet effet, Katz (1984) le représente comme un paradigme synergique où les personnes sont interreliées, où il y a un partage des ressources et où la collaboration est encouragée. Il demande un effort individuel qui est alimenté par les efforts de collaboration et un changement de l’environnement (Wallerstein & Bernstein, 1988).

À ce niveau, la notion d’empowerment psychologique est primordiale. Elle est définie comme un sentiment de grand contrôle sur sa vie où l’expérience individuelle suit les membres actifs dans un groupe ou une organisation. Cette notion se construit sur des niveaux de développement personnel, de soutien mutuel de groupe, de participation et d’organisation. Elle peut apparaître sans la participation d’une action politique ou collective et l’unité d’analyse est l’individu (Rissel, 1994). L’empowerment psychologique est nécessaire mais insuffisant pour l’accomplissement de transformations et de changements de niveau social ou collectif. Rappoport (1987) estime que si la psychologie communautaire doit encourager la reconnaissance de la diversité culturelle, c’est essentiellement parce que cela est nécessaire au développement de l’empowerment. Il en est de même pour la prévention, le développement des communautés, la démocratie participative, la relation entre chercheurs et participants, les réseaux de soutien, les groupes d’entraide, etc.

Rappoport (1987) transforme la notion d’empowerment, jusqu’alors utilisée pour exprimer une intention abstraite, en un objectif explicite, celui qui doit être au coeur de toutes les réflexions. L’empowerment comporte quatre composantes essentielles: la participation, la compétence, l’estime de soi et la conscience critique (conscience individuelle, collective, sociale et politique). Lorsque ces quatre composantes sont en interaction, un processus d’empowerment est alors enclenché. Ce processus proactif est centré sur les forces, les droits et les habiletés des individus et de la communauté, plutôt que sur les déficits ou les besoins (Gibson, 1991, Anderson, 1996).

Hawley et Mc Whirter (1991) ajoutent à la dimension individuelle et à tout ce qui précède, les perspectives sociales et communautaires lorsque l’empowerment se situe au niveau collectif ou communautaire. L’empowerment contribue au développement de la santé communautaire par les attitudes, les valeurs, les capacités, les structures organisationnelles et le leadership. À cet effet, les attitudes et les valeurs sont associées au degré avec lequel les individus ont le « sens communautaire », les capacités réfèrent aux connaissances et habiletés de la communauté ou de ses membres; la structure organisationnelle réfère au développement des organisations locales; et le leadership pour les individus et les organisations est l’opportunité d’exercer leur initiative au plan communautaire (Lackey, Burke, Peterson,1987).

L’empowerment communautaire devient un processus au moment où il y a interaction entre la coopération, la synergie, la transparence et la circulation de l’information, le tout basé sur les forces du milieu. Il est le résultat de la participation dans des actions politiques et collectives et il requiert la participation active des personnes où la redistribution des ressources est favorable pour le groupe. L’unité d’analyse devient le groupe ou la communauté. L’empowerment communautaire se déroule en plusieurs étapes : la découverte des membres du milieu entre eux ainsi que le dialogue et l’établissement d’un sentiment d’appartenance au groupe. Après concertation, le groupe pose un diagnostic de la situation dans lequel il se trouve et formule par la suite des objectifs à atteindre (Lackey, Burke, Peterson,1987). Dans une approche de santé communautaire, l’empowerment touche le plus souvent des groupes de personnes sans pouvoir reconnu. Il est primordial de renforcer les forces souvent inutilisées de ces individus. Cibler les forces existantes devient bénéfique pour l’ensemble du groupe. Il est à noter que dans un tel processus, les conflits peuvent surgir. Les personnes impliquées doivent prioritairement trouver des stratégies pour diminuer ou régler ces conflits.

L’un des objectif de l’empowerment communautaire est de rendre la communauté capable d’analyser sa situation, de définir ses problèmes et de les résoudre afin qu’elle jouisse pleinement de son droit aux services de santé. Les stratégies d’intervention peuvent être l’animation à la base (méthodes de communication interpersonnelles, groupes de discussion), la formation en séminaire, en atelier, l’appui financier et logistique de ces comités ainsi que le suivi des activités. Au niveau des structures de santé, l’objectif retenu est le renforcement de la capacité des intervenants à remplir leurs rôles de techniciens de la santé et d’accompagnateurs de la population dans son action sociale. Les stratégies opérationnelles deviennent la formation ou le recyclage en cours d’emploi des professionnels de la santé, l’appui financier et logistique aux structures sanitaires, le suivi et l’évaluation des activités (Eisen, 1994).

Dans une perspective organisationnelle, l’empowerment réfère principalement au transfert du pouvoir de l’équipe d’intervention vers une clientèle (Cornwall & Perlman, 1990). Socialement, l’empowerment a une influence potentielle sur la formulation des politiques de santé publique et la formulation des programmes de santé (Wallerstein & Bernstein, 1988).

Dans la perspective politique, l’empowerment est le résultat qui permet de changer les structures actuelles et les relations de pouvoir entre les diverses instances, les intervenants et les individus (Sherwin,1992). L’expérience a démontré que les programmes qui associent la population à leur gestion ont souvent mieux réussi que d’autres. Il est souhaitable de développer chez certains membres de la communauté l’expertise nécessaire pour l’auto-gestion de programme au fur et à mesure qu’il évolue. En adoptant cette politique, on économise des ressources rares qui servent à soutenir des experts étrangers au milieu alors qu’une main d’oeuvre locale valorisée offrirait de meilleures garanties au plan des coûts et des bénéfices pour la communauté. La formation des intervenants vise le transfert des outils, des techniques et donc de l’expertise à la base.

Selon, Beaulieu, Shaminan, Donner et Pringle (1997) d’autres dimensions sont liées au succès de l’empowerment, comme le soutien, l’information, les ressources et la créativité (Chally, 1992). Lorsque mises en application, il est démontré que ces dimensions peuvent contribuer à favoriser l’augmentation de la confiance et du pouvoir chez les individus ou les collectivités en matière de santé (Chally, 1992).
Origine des textes : http://www.cewh-cesf.ca/PDF/cesaf/projet-empowerment.pdf

Les objectifs de développement du millénaire (ODM)

Mardi 13 février 2007

La réduction de la pauvreté est un objectif ancien que la communauté internationale s’est fixé dès le lendemain de la Deuxième Guerre mondiale. Sa formulation a varié au cours du temps mais elle constitue aujourd’hui une question centrale avec les objectifs de développement du millénaire (ODM), définis et adoptés par un sommet des chefs d’Etat et de gouvernement qui s’est tenu en septembre 2000 sous les auspices de l’ONU. Des huit objectifs retenus, le premier vise expressément la pauvreté absolue (réduire la proportion de la population dont le revenu est inférieur à 1 dollar par jour). Cet objectif cible également la faim tandis que six autres concernent les questions sociales (éducation et santé), la promotion du rôle des femmes et le développement durable, le dernier objectif traitant du nécessaire partenariat mondial pour le développement. Ce dernier a progressé notamment lors des conférences de Monterrey sur le financement du développement (mars 2002) et de Johannesbourg sur le développement durable (août 2002).

L’ensemble de la communauté française du développement – chercheurs, décideurs et opérateurs (publics et privés) – partage le souci de parvenir à la réalisation des ODM aux échéances fixées. Cependant, non seulement la définition des ODM ne donne pas la recette qui permettrait de les atteindre, mais encore la concentration sur la réduction de l’extrême pauvreté soulève des interrogations sur la signification de l’appui au développement des pays du Sud. Pour être bref, deux questions résument ces interrogations : quels sont les rapports entre la pauvreté et les inégalités, et comment la réduction de la pauvreté se combine-t-elle avec le développement et la croissance économique ?

(source : Haut Commissariat à la Coopération Internationale)

Portraits du Sud : M’Barek

Mercredi 7 février 2007

laruedalger.jpg

La rue d’Alger

M’Barek, 51 ans, 180 euro/mois, pas de sécurité sociale, pas de contrat, marié deux enfants (6 ans et 1 an).

Lorsque j’ai rencontré M’Barek pour la première fois c’était au numéro 16 de la rue d’Alger dans une ville des rives sud de la Méditerranée. Il était le gardien de l’immeuble où est logée une administration. Malgré un regard un peu triste, il avait cette fière allure des hommes du désert, une stature de colosse qui s’effaçait lorsqu’il me serrait la main le matin. Je sentais comme une gêne à mon égard. Etait-ce parce que je porte de beaux costumes italiens et que le sien est usé jusqu’à la trame ? Etait-ce parce mon image donne le sentiment que je suis puissant ? Sûrement, mais je compris plus tard avec le temps et une expérience de ce pays plus affinée que le poids de la misère pèsent sur les gens comme une chape de plomb au point que les gens pauvres en viennent à perdre toute de considération pour eux mêmes. M’Barek avait cette forme de déférence empreinte de crainte lors de tout contact social avec moi. Au début, ma spontanéité l’a fortement déstabilisé, et il a fallu de la régularité, des signes d’intérêt, des regards et de la considération pour que nous nous apprivoisions mutuellement. Je voyais un homme, il voyait une image. Pour beaucoup, M’Barek est une entité négligeable, un sous produit de l’homme, un chaouch dont la seule vocation est de servir, d’être disponible et surtout d’être discret au point de ne pas exister.

L’arabe approximatif que je m’efforçais de parler du mieux possible, contribua à ce que s’installe une relation de confiance, relative au début, puis, plus forte par la suite. Je voyais son grand sourire à chaque « salamhalekoum » ou « sebahallahkhir » pour lesquels je prenais de plus en plus d’aisance du fait de leur répétition quotidienne. Je ne maîtrisais que quelques mots, une vingtaine tout au plus, mais je les prononçais sans accent.

Les jours passaient et parfois je lui demandais d’aller m’acheter une Sidi Ali ou bien des cigarettes, cela me permettait de lui laisser la monnaie de mes achats sans que cela ne le blesse dans son orgueil. Il n’aurait pas accepté l’aumône. Je rémunérais un service.

Souvent le soir, quand tous les fonctionnaires de cette administration étaient rentrés chez eux, je faisais la fermeture avec M’Barek. C’est comme ça que j’en ai appris un peu plus sur le lieu, ses composantes humaines, mais surtout sur lui. Une forme de complicité naissait.

Je me rappelle, que ma première sortie tardive du bureau avait été un choc. En descendant les escaliers qui conduisaient au hall d’entrée, j’ai vu un couchage à même le sol, le long d’une cloison. N’osant rien demander à M’Barek qui venait de terminer son repas, je lui ai souhaité un bon appétit et j’ai poursuivi mon chemin avec le sentiment d’être un intrus. Bureaux le jour, habitation la nuit. Le lendemain, je posais la question qui m’avait privé de sommeil une bonne partie de la nuit à El Hassan, un des responsables, qui confirma que M’Barek dormait sur place. Ce choix était motivé par deux raisons : Premièrement, M’Barek habite loin du centre ville et les trajets sont onéreux, deuxièmement, il peut ainsi assurer le gardiennage de l’immeuble la nuit aussi…

Pendant Ramadan, en novembre, en fin de journée, alors que tout le monde avait quitté l’immeuble pour aller rompre le jeûne à la maison en famille, M’Barek me proposa de partager « Ftour » avec lui et un de ses compagnons de la confrérie des gardiens de la rue d’Alger. Les dernières barrières venaient de tomber. Je n’étais plus le symbole du pouvoir, de l’argent, auquel sont associés beaucoup d’étrangers et encore bien plus la classe aisée du pays, mais j’étais devenu un homme avec lequel il pouvait partager ce moment privilégié qu’est la rupture du jeûne.

Le pauvre musulman offre au riche chrétien de partager son repas…

L’année 2004 a commencé et les préparatifs pour l’Aïd El Kebhir vont bon train. Les publicités de crédit à la consommation pour acheter les moutons sont légions dans la ville qui se transforme petit à petit en une fantastique foire aux bestiaux. Les spéculations sur le prix du mouton sont dignes des traders à la fameuse NYSE et les enfants sont excités comme des puces à l’idée d’avoir un mouton à caresser à la maison. Seuls les gens pauvres n’ont pas le sourire car la pression sociale et religieuse est forte mais les moyens insuffisants. La vraie et la fausse générosité se côtoient sans problème pendant cette fête.

M’Barek est préoccupé, lui. Comment faire pour résister à cet appel du mouton ? Comment ne pas passer pour un mauvais père si ses filles n’ont pas l’animal à toison blanche sur le balcon, dans le garage ou le salon ? Que vont dire les voisins ? « Est –il si pauvre que ça ? »

Un pauvre, dans un pays développé c’est quelqu’un qui suscite un peu de compassion du moins en apparence. Un pauvre dans un pays pauvre, c’est quelqu’un qui suscite au mieux de l’indifférence au pire du mépris.

Et puis la fierté du Sud cela vous colle à la peau.

Toujours une de ces fins de journée où nous sommes tous les deux à fermer les portes, je lui donne ma contribution pour l’achat du mouton. Une larme coule sur sa joue. J’ai cru comprendre qu’il demandait à son Dieu de me bénir, ainsi que les miens.

Je suis monté dans la voiture et dès le premier virage au coin de la rue d’Alger et El Jadida, moi aussi j’ai pleuré de joie, de tristesse, de colère, de tout…j’étais bouleversé.

Les mois continuèrent à s’écouler paisiblement, émaillés de petites anecdotes qui alimentaient ma relation avec M’Barek.

Un soir encore, c’était notre rendez-vous quotidien, je vois M’Barek dans un état d’abattement plus sérieux que les autres fois, cette fois c’est grave et son regard craintif me le confirme au fur et à mesure que je m’approche. Il me prend dans ses bras pour me donner une accolade, m’embrasse et me dit avec ses mots, ses gestes qu’il doit quitter l’immeuble. Je ne comprends pas bien tout ce qu’il me dit mais j’en saisi l’importance. Le lendemain, je me renseigne auprès d’El Hassan, qui m’informe du prochain « licenciement » de M’Barek. Je suis sidéré. Je reste un moment silencieux et je reviens vers El Hassan pour lui demander les raisons de ce « licenciement ». Il me répond que le responsable de l’administration envisage de contractualiser avec une société de gardiennage et que dans ces conditions il n’est plus possible de garder M’Barek.

Plus tard, je comprendrais pourquoi la vie d’un homme est vraiment une notion tout à fait relative : Le responsable de l’administration, un escroc doublé d’un voyou, avait trouvé le moyen d’arrondir ses fins de mois en exigeant de la part de la société de gardiennage des rétro commissions en contre partie du contrat avec l’administration. M’Barek ne pesait pas bien lourd dans la balance…son « licenciement » fut rapide et surtout une insulte à tous les combats sociaux qui sont menés dans ce pays : Même pas un mois de préavis et pas d’indemnités. M’Barek se retrouvait seul, à 52 ans, une famille à charge et un pays qui est bien loin du plein emploi…

M’Barek disparaît pendant quelques semaines et un jour, je le croise, rue Patrice Lumumba, amaigri, hirsute et les yeux humides. Il me serre comme un naufragé serrerait une bouée de sauvetage. Il me fait signe de le suivre. Nous arrivons rue El Jadida où Abdallah son ami l’héberge provisoirement et là Abdallah m’explique la situation. N’ayant plus de ressources, M’Barek et sa famille sont menacés d’expulsion par le propriétaire du logement qu’il occupe et dont il ne peut plus payer les loyers. Ici aussi, les lois ne sont pas les mêmes et les locataires, surtout les pauvres, n’ont aucun recours. Ils doivent partir et s’ils ne le font pas de façon docile, quelques « videurs » sauront se montrer convaincants pour éviter l’expulsion manu militari. A suivre…

Le PDG d’une grande multinationale de transhumanité est parti…

Mercredi 7 février 2007

Plus fort que le premier homme à marcher sur la lune, il fut le fondateur d’une des première entreprise de relationel. Ses « produits » replacent l’homme au coeur de l’humanité. L’Abbé Pierre a passé sa vie à faire « commerce » du relationel, de la dignité, de la considération, de l’amour, de la santé et du courage des hommes…Bravo et merci !

Bienvenue à tous les franchisés…

Un peu de pub pour des copains de copains cairotes…

Mercredi 7 février 2007

« Pour une fois, et pour la bonne cause, un petit mail promotionnel: notre livre LA FORCE DE L’ENGAGEMENT vient de sortir. Nous esperons qu’il vous plaira (en vente sur www.fnac.net) et que vous enverrez un mail a vos contacts pour leur recommander (TRES important le bouche a oreille!). Et comme si ce n’etait pas assez, je rajoute: faites vite, car les premiers jours sont cruciaux chez les libraires.« 

Plus d’info sur http://laforcedelengagement.blogspot.com